
Lecture d’astrologie spirituelle de Philippe Bonato avec les « grains de Ciel » d’Arouna
Bonjour à toutes et à tous,
La Nouvelle Lune aura lieu le 18 mars à 21h24 à Montréal et le 19 mars à 1h24 en temps universel, 2h24 à Paris et 9h24 à Hong Kong.
Le Soleil et la Lune ont rendez-vous « tout à la fin » du signe des Poissons à 28°27.
« Tout à la fin » est vraiment le terme qui convient car nous sommes à la fin de l’année zodiacale qui articule l’ambiance aquatique des Poissons au Feu du Bélier : Contraste énergétique inconfortable assuré, si nous restons sur le plaisir des contrastes, un plaisir nourri par la croyance que l’Eau et le Feu ne font pas bon ménage. Et si on en profitait pour changer de croyance, souffle Arouna avec insistance ? Je suis d’accord avec elle pour arrêter de parler de contraste afin d’ouvrir notre psychisme à la possible harmonisation de l’eau et du feu, à l’harmonie entre notre énergie masculine et féminine, pour ne pas dire à l’union spirituelle des contraires.
C’est en tous les cas notre invitation à Arouna et moi pour ce temps de Nouvelle Lune : harmoniser dans nos têtes les « contraires » qui provoquent les conflits tant intérieurs qu’extérieurs, tout particulièrement, en ce temps de Nouvelle Lune, harmoniser les contradictions conflictuelles entre notre énergie masculine et féminine.
D’autant que le lendemain de cette Nouvelle Lune, nous changeons de saison : c’est le jour de l’équinoxe où le jour égale la nuit ; le Printemps dans l’hémisphère Nord, l’Automne dans l’hémisphère Sud (cf. notre texte « Le zodiaque et les saisons » ). Cet équinoxe est une invitation « naturelle » à nous mettre en harmonie avec l’Esprit des saisons (voir le programme-vidéo d’Arouna ). Comment ? En regardant, avec une observation attentive et néanmoins bienveillante, ce qui, en nous, fait obstacle à un équilibre fluide entre notre eau et notre feu, entre notre masculin et notre féminin. À l’image de l’équilibre respecté par notre planète entre le jour et la nuit, entre une nature qui s’éveille en même temps qu’une facette d’elle s’apaise, que doit-on réveiller ou apaiser, énergétiquement parlant, en nous -mêmes ?
Traduction :
Harmoniser est, pour nous, l’invitation, pour ne pas dire le mot d’ordre de notre Ciel du moment avec la référence Cherchez et vous trouverez. Chercher à nommer, donc creuser, pour trouver l’équilibre entre notre énergie masculine et féminine permettra la paix plutôt que la guerre dehors et en nous, avec nous-mêmes ou nos proches.
En pratique :
C’est le moment de clôturer les vieux dossiers encore en cours, des émotions négatives qui traînent en-corps en nous. Le moment est venu de nous dire ça suffit ! Clôture générale des comptes au Ciel (traditionnellement appelée clôture de karmas) qui nous assignent clairement à solder nos querelles en tout genre, énergétivores et chronophages. C’est le moment de regarder VVV (vraiment, véritablement et véridiquement) dans notre rétroviseur intérieur pour bien identifier les restes de « vieux » qui ne nous lâchent pas : vieilles histoires, vieux comptes à régler, vieilles croyances, vieux conflits de désir, vieux attachements, qui nous mettent depuis des lustres en répétitions sur automatique. Un système de défense, donc de combats, dont nous parlons depuis bien longtemps à nos thérapeutes, et que nous travaillons ou sublimons dans divers stages de développement personnel ou retraites.
Clôture générale des comptes : Avec cette Nouvelle Lune, le Ciel ne peut pas être plus clair, mais attention, ce sas de passage entre l’Eau et le Feu ne dure qu’un court laps de temps. Notons que Mars, le maître du Bélier, se trouve encore dans l’énergie des Poissons et qu’il flotte comme il peut dans toute cette Eau de l’ère des Poissons.
N’est-ce pas l’enjeu de paix ou de guerre des batailles navales dont atteste malheureusement l’actualité ?
En vertu de la loi du dedans/dehors, elles nous renvoient en tous les cas le miroir dehors/dedans des batailles navales intérieures que nous avons à gagner pour impérativement garder en nous un passage bien ouvert à travers lequel pourra s’écouler le reste des émotions négatives bien connues qui nous traversent en-corps. Quand le passage est bloqué, ces énergies font des vagues qui empêchent notre bateau de circuler. Une fermeture qui perpétue les combats intérieurs dans un océan en furie.
Attention à la tentation de se donner rendez-vous pour plus tard. Car ce ciel de dernière Nouvelle Lune d’une fin de cycle zodiacale et karmique nous dit clairement que plus tard sera trop tard. La fuite en avant – ou en arrière – n’est plus une option ! La fuite aux autres esquives (le temps de « l’éclipse » est également passé) ne ferait que remplir notre débarras personnel d’énergies néfastes jusqu’au « trop-plein » ! Le feu du Bélier qui brûle aura alors à s’occuper de ce que l’eau n’aura pas « liquidé » : incendies et tempêtes à l’horizon du déni de réalité cosmique.
Notons bien ceci : l’impact majeur de la Nouvelle Lune en Poissons se trouve à 28°27, et le petit degré et demi qui la sépare du Bélier sera franchi en trois heures. La Lune atteindra donc le Feu du Bélier avant le Soleil, pour retrouver Saturne et Neptune récemment passés en Bélier (Cf. le bulletin d’Arouna « Le Neuf Saturnien »). Ce sera le moment de se rappeler que ce n’est que dans la quiétude qui régnera sur l’océan de notre psyché grâce à nos clôtures émotionnelles diverses et variées que nous pourrons envisager de rencontrer notre noble énergie Feu. Il faut pour cela accompagner pendant les jours, voire les deux semaines prochaines, le passage unifiant entre l’eau et le feu de cette Nouvelle Lune qui n’est clairement pas une Nouvelle Lune comme les autres.
Cette unité, ou pour le moins l’harmonisation de l’eau et du feu, du féminin et du masculin, nous prépare, à la mesure de notre désir, à recevoir un maximum de langues de feu à la Pentecôte.
Car comment ne pas faire le lien entre ce passage zodiacal de l’Eau au Feu et les deux Baptêmes dont parlent les Évangiles ? Jean le Baptiste baptisait par l’Eau en déclarant :
« Celui qui vient après moi est plus puissant que moi /…/. Lui vous baptisera du Saint-Esprit et de Feu ».
Ce court passage de l’Évangile de Matthieu (3.11) souligne combien il est important spirituellement de savoir passer de l’Eau au Feu, en attendant de pouvoir les unir. Ceci est, pour Arouna et moi, l’esprit même de ce passage 2026 entre les Poissons et le Bélier : Si nous avons des yeux pour voir et des oreilles pour entendre, ce passage nous indique combien nous sommes invités à suivre le fil d’un passage à un nouvel état d’être, à la mesure de l’élargissement de notre conscience : un sujet qu’Arouna va développer le 1er avril pour un joli Poisson d’avril 2026, dans son atelier-étude sur l’élargissement de conscience (infos à venir via sa newsletter).
Après avoir beaucoup parlé de l’EAU des Poissons et de l’importance de clôturer nos vieux dossiers émotionnels, parlons un peu Feu, le langage du Bélier, car avec la présence puissante du Feu dans ce Nouvel An astrologique, le nouveau commencement d’équinoxe va être NEUF au centuple. L’énergie cosmique étant clairement en cours d’expansion.
Au signe du Bélier est associée notre tête. C’est par elle que passe le Feu divin qui porte la Lumière de l’Esprit Saint. C’est donc dans la tête que doit, en ce moment, s’opérer la transformation de notre perception pour aller vers toujours plus de conscience. La transformation, pour ne pas dire la Transmutation nécessaire qui permet le Baptême de feu qui passe lui par l’Esprit, la dimension spirituelle du mental. Dans certaines traditions, on parle de l’ouverture d’un huitième chakra placé au-dessus de notre tête qui permet la descente du Saint-Esprit sous forme de Lumière, et par voie de conséquence, la connexion au Divin. D’où l’idée de l’auréole qui traduit en énergie manifestée ce qu’Arouna appelle notre souveraineté d’Être.
Notons que le Ciel nous donne un joli coup de main car si dès le lendemain de la Nouvelle Lune le Soleil entre dans la constellation du Bélier, ce même jour Mercure redevient enfin direct, ce qui va nous aider à avoir les idées un peu plus claires dans notre tête.
Le mythe de Jason et la Toison d’Or
C’est le mythe de Jason et la Toison d’Or qui symbolise cette auréole, un mythe où nous découvrons combien le Féminin joue un rôle essentiel dans le signe martien du Bélier.
La Toison d’Or offrait une incomparable force de vie, allant jusqu’à être un gage d’immortalité : elle symbolise la quête spirituelle menant à la Lumière.
Jason est un jeune homme qui, enfant, fut destitué de son identité par son oncle Pélias qui avait détrôné son frère, le roi Iolcos, père de Jason. Devenu adulte, Jason veut retrouver son bien et part à la rencontre de son oncle. Sur sa route, Jason rencontre une vieille dame qui lui demande assistance pour traverser un fleuve impétueux. Il aide cette grand-mère à l’air chétif avec grand soin. Celle-ci était la déesse Héra, symbole du Féminin divin, déguisée. Franchir le fleuve signifiant symboliquement changer d’état d’être pour gagner en conscience spirituelle. Un franchissement rendu impossible si, comme Jason, nous ne faisons pas preuve de compassion et de bienveillance avec les autres souvent vilainement déguisés, comme nous le sommes nous-mêmes, mais pas en conscience, comme l’était Héra, déguisée en vieille femme pour vérifier que Jason était digne de recouvrer son royaume.
Mais si Jason gagne la considération d’Héra, il perd une sandale dans la traversée du fleuve, sans savoir que Pélias avait été averti par un oracle qu’il serait renversé par un homme jeune ne portant qu’une sandale. Voyant arriver le jeune homme à demi-chaussé, Pélias prend peur et tente un subterfuge pour se débarrasser de Jason en lui proposant une quête impossible : « Si tu me ramènes la Toison d’Or, je te rendrai ton royaume sans combattre. »
Cette toison se trouvait en Colchide, une contrée lointaine où régnait un roi nommé Aétès qui avait pour fille Médée, une magicienne.
Aidé par Athéna et Héra, Jason, avec la vaillance et l’esprit de décision propres au Bélier, construit un solide navire qu’il nomme Argo pour s’élancer avec un fier équipage, les fameux Argonautes, vers la Colchide. Cent fois ils faillirent tous périr, et quand ils arrivèrent ils crurent en avoir terminé avec l’épreuve. Mais Aétès était un roi aussi malveillant que fourbe : « Elle est à toi Jason cette toison, si tu la prends là maintenant » lui dit-il, en pointant un dragon crachant le Feu posté en faction devant la belle Toison d’Or ruisselante de Lumière. Ce dragon ne dormait jamais ! Après avoir développé jusque-là des trésors de courage, Jason sent sa volonté fléchir devant le monstre rugissant empli de Feu maléfique. C’est là que le Féminin, traditionnellement appelé Sophia, la Sagesse engendrée par la Connaissance, intervient à nouveau en la personne de Médée, la magicienne. « Tombée » amoureuse de Jason, c’est finalement la magie de l’Amour qui produit le miracle : Médée met toute sa science au service du jeune homme et par un sortilège endort le Dragon qui s’effondre de toute sa masse. Prestement, le héros prend la précieuse Toison et s’enfuit, main dans la main avec son amoureuse.
Les Béliers sont connus pour être toujours pressés. Alors un petit conseil à stabilobosser, souligne Arouna : attention à ce qu’elle appelle la précipit-action qui pourrait tenter notre énergie masculine avec le Soleil en Bélier et les beaux jours qui reviennent.
Le désir de « faire » est un antidote au féminin. Antidote d’autant plus dangereux en cette période de renouveau, que le corps est épuisé par les années d’épreuves traversées depuis la « crise » (cf. le bulletin-vidéo de préparation au printemps d’Arouna), tout particulièrement depuis la Nouvelle Lune du 17 février qui a sérieusement bousculé notre perception du Temps (Cf. notre bulletin « Une lune qui déchire le Temps » ).
Prenons donc grand soin de notre corps en le remerciant d’avoir accompagné au mieux notre changement de tête un peu forcé pendant ces dernières années, en n’oubliant jamais que sans Héra, Athéna et Médée, trois grandes figures du Féminin divin qui possèdent la Connaissance, les grandes quêtes spirituelles s’avéreraient vite vaines. Il en va de même de notre propre énergie féminine qui, qu’on soit homme ou femme, ne saurait être divine sans la Connaissance, un thème qu’Arouna développe dans ses Universités en pointant nos nombreuses, voire très subtiles, résistances à la Connaissance (voir ses enseignements de printemps )
J’avais en tous les cas à cœur de parler Feu à travers ce mythe de la Toison d’or car il nous faudra en-corps traverser un grand nombre d’épreuves pour accomplir en nous la promesse du Baptême de Feu que nous offre le Christ et le Saint-Esprit.
Arouna et moi suivrons de très près le fil de cette promesse de Pâques à la Pentecôte, en passant par un Wessak – la fête de la première Pleine Lune en Taureau -, aussi exceptionnel que les nouvelles et pleines Lunes de cette année 2026 qui n’a de cesse d’être une année 1, une année de NEUF qui demande de la CLÔTURE sans aucune option de fuite.
Donc, en attendant la suite, courage, ne fuyons pas !
Une grande Pentecôte nous attend pour recevoir nos prochaines Langues de Feu. Et surtout pas de précipit-action : nous ne sommes qu’au tout début du très nouveau tour de la grande roue zodiacale. Avant d’embarquer sur notre Argo personnel, notre navire d’aventure et de mise en route de projets en tout genre, attendons qu’Uranus, la planète du Verseau, signe d’Air, ait retrouvé toute sa vigueur et son esprit d’entreprise en arrivant dans le signe des Gémeaux, un autre signe d’Air, sans compter Jupiter, exalté en Cancer, qui va nous soutenir fortement. Côté air, dans ce passage Poissons/Bélier, à titre personnel, profitons d’un Mercure, signe de la communication, qui redevient ENFIN direct pour déjà être plus vrai dans notre façon de communiquer avec les autres, en étant plus vrai déjà avec nous-mêmes, et prenons date pour la prochaine étape importante de ce nouveau commencement 2026 : le 26 avril 2026 qui marque, une fois n’est pas coutume, le véritable début karmique de l’année sur le plan cosmique.
À toutes celles et ceux qui utiliseront le feu du Bélier pour transformer leur mouton intérieur en Agneau pascal en s’observant avec une neutralité bienveillante pour faire en eux-mêmes, à chaque moment, en instant T du présent, la différence entre le feu de la guerre et le Feu de Dieu, Arouna et moi-même vous souhaitons de retrouver la foi et l’envie dévorante de retrouver, tel Jason, le Désir d’Âme qui vous donnera le coeurage au masculin d’en finir avec le vieux de l’égo emprisonné dans de vieilles eaux tumultueuses au féminin.
Gardez la Lumière,
Philippe, avec les pensées chaleureuses de lumière d’Arouna.
Les références de ce bulletin
Bulletins astro et AFR à (re)lire :
• Bulletin AFR : Le Zodiaque et les Saisons
• Apéritif au bulletin astro de la NL du 17 février : Le neuf Saturnien
• Bulletin astro de la NL du 17 février : Une Lune qui déchire le temps
Enseignements d’Arouna sur les résistances à la Connaissance
• Replay de l’Université Printemps : Infos & inscriptions
Atelier-étude d’Arouna :
• L’élargissement de conscience 1 (REPLAY du 6/01/26) : Infos & inscriptions
• L’élargissement de conscience 2 – disponible le 1er avril 2026 (infos & inscription à venir).
Cours-vidéo d’Arouna conseillés sur son École en ligne :
Les cours-vidéo du programme L’Esprit des Saisons d’Arouna enrichissent votre auto-accompagnement en vous donnant des clés, des méthodes et des pratiques (en savoir plus)
Bibliographie
• Arouna Lipschitz, Aimer ça s’apprend ! (Ed. Harper Collins).
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